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1 - Election au Comité Technique Paritaire Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
- per soe
lo 14/02/2007 - 21:39
Décentralisation – Démocratie Sociale –Diversité Les 3D de la refondation
Chèr(e)s collègues, Le 23 janvier 2007, en application du monopole de présentation au premier tour des élections professionnelles, seuls les syndicats autorisés par l’employeur ont pu se présenter à vos suffrages. En vous abstenant massivement vous avez clairement exprimé votre rejet de ce système, et imposé ainsi la tenue d’élections libres. Nous vous en remercions mais c’est pour nous , pour vous, une bien triste «victoire». Lorsque autant de salariés choisissent de boycotter une élection on ne peut plus parler de défiance passagère. Le scrutin du 23 janvier marque la faillite d’une certaine démocratie sociale . Il y a maintenant quinze ans, un groupe de jeunes enseignants originaires de toute l’Occitanie a pressenti que les pesanteurs du centralisme menaient notre système éducatif dans l’impasse. Ainsi est né le SOE, Syndicat Occitan de l’Education, dont le siège social a été symboliquement localisé en Gironde. Le gâchis humain et financier d’une gestion jacobine n’a depuis fait qu’empirer sans que les syndicats parisiens ne s’attaquent aux racines du mal. Comment le pourraient-ils d’ailleurs, eux dont la grille d’analyse ne diffère pas fondamentalement de celle des décideurs ? En fin de compte, le dialogue social se finit toujours en marchandage budgétaire, à Paris. Cette situation , dont les contreparties sont la grève et le rapport de force permanents, ne sert personne. Les structures s’entrecroisent, les réformes inabouties s’empilent, l’orientation des jeunes est toujours aussi catastrophique , et finalement, lorsque l’immense machine ne peut plus faire face à ses contradictions, c’est le secteur privé qui ramasse la mise. Est-ce là l’égalité républicaine ? Est-ce là une vision conforme à l’ exigence d’un grand service public de proximité ? Le SOE a toujours dénoncé cette logique, ce jeu malsain d’une démocratie sociale viciée. La refondation que nous appelons de nos vœux s’appuiera sur une décentralisation radicale, une autonomie effective des personnels et des établissements, dans des territoires eux-mêmes engagés dans la promotion d’un service public de recherche et d’éducation. C’est ainsi que fonctionnent tous les pays qui réussissent mieux. Et c’est ainsi que l’on redonnera un minimum de sens collectif à nos métiers. Il n’y a pas de fatalité au désenchantement, le progrès social est toujours possible. En soutenant le SOE, vous poserez l’existence d’une autre voie possible. UNE AUTRE VISION DE L’ EDUCATION DECENTRALISATIONL’autonomie des universités est une façade : les fonds de financement demeurent en grande partie contrôlés par Paris. Si une forme de centralisation peut se justifier à la marge, pour des domaines de recherche très particuliers, une large liberté de manœuvre doit être la règle. Ceci vaut pour le nombre comme la répartition des personnels, le choix et l’évolution des filières, la diversification et l’évolution des partenariats. Les Régions en particulier doivent avoir un rôle prépondérant : territoire à taille humaine, mais suffisamment vaste pour développer une véritable politique éducative propre, la Région est l’échelon le mieux adapté. DIVERSITECette décentralisation radicale que le SOE appelle de ses vœux n’a de sens que si le pouvoir ainsi déployé s’exerce conformément aux intérêts et aux valeurs propres à chaque région. Elle devra notamment attester un souci constant de mise en valeur de la personnalité régionale. En soutenant le SOE vous aurez l’assurance que le fait culturel occitan sera posé dans tous les établissements d’Occitanie, territoire historique de langue d’Òc, de Bayonne à Menton, des Pyrénées et de Leucate à Libourne, Montluçon et Romans. Notre engagement couvrira tous les secteurs, de l’histoire à la linguistique, de l’architecture aux sciences de l’éducation, de la géographie aux beaux-arts, de l’économie à l’ethnologie. Nous demandons par ailleurs la généralisation dans tous les établissements d’Occitanie d’une signalétique bilingue, et la mise en place systématique –dans le cadre des plans régionaux de promotion linguistique qui émergent un peu partout- d’une offre généralisée de cours d’occitan à tous les personnels de l’enseignement supérieur. DEMOCRATIE SOCIALEDétaché de son terreau d’origine –la vie quotidienne des établissements- le syndicalisme universitaire a perdu l’essentiel de sa force vitale, mais pas son pouvoir. Et s’il s’est peu à peu transformé en technostructure autonome, nous mesurons chaque jour l’étendue des dégâts d’une co-gestion échappant largement aux salariés : procédures surréalistes d’affectation des enseignants, blocages structurels face à toute innovation pédagogique, cooptation à peine voilée pour certains recrutements, opacité dans l’affectation des ressources financières….Le SOE a toujours dénoncé ce type de co-gestion qui favorise les doublons, le flou dans les périmètres d’intervention, les jeux de pouvoirs, et pour finir , parce qu’il faut bien que tourne la machine, qui banalise combines et petits arrangements. Insidieusement, elle a substitué la cooptation discrète à la rigueur démocratique. En soutenant le SOE, vous marquerez votre attachement à un syndicalisme exigeant, indépendant de tout pouvoir politique ou financier, fût-il d’Etat, un syndicalisme enraciné , autonome, et transparent. .../...
Décentralisation – Démocratie Sociale –Diversité Les 3D de la refondation
Chèr(e)s collègues, Le 23 janvier 2007, en application du monopole de présentation au premier tour des élections professionnelles, seuls les syndicats autorisés par l’employeur ont pu se présenter à vos suffrages. En vous abstenant massivement vous avez clairement exprimé votre rejet de ce système, et imposé ainsi la tenue d’élections libres. Nous vous en remercions mais c’est pour nous , pour vous, une bien triste «victoire». Lorsque autant de salariés choisissent de boycotter une élection on ne peut plus parler de défiance passagère. Le scrutin du 23 janvier marque la faillite d’une certaine démocratie sociale . Il y a maintenant quinze ans, un groupe de jeunes enseignants originaires de toute l’Occitanie a pressenti que les pesanteurs du centralisme menaient notre système éducatif dans l’impasse. Ainsi est né le SOE, Syndicat Occitan de l’Education, dont le siège social a été symboliquement localisé en Gironde. Le gâchis humain et financier d’une gestion jacobine n’a depuis fait qu’empirer sans que les syndicats parisiens ne s’attaquent aux racines du mal. Comment le pourraient-ils d’ailleurs, eux dont la grille d’analyse ne diffère pas fondamentalement de celle des décideurs ? En fin de compte, le dialogue social se finit toujours en marchandage budgétaire, à Paris. Cette situation , dont les contreparties sont la grève et le rapport de force permanents, ne sert personne. Les structures s’entrecroisent, les réformes inabouties s’empilent, l’orientation des jeunes est toujours aussi catastrophique , et finalement, lorsque l’immense machine ne peut plus faire face à ses contradictions, c’est le secteur privé qui ramasse la mise. Est-ce là l’égalité républicaine ? Est-ce là une vision conforme à l’ exigence d’un grand service public de proximité ? Le SOE a toujours dénoncé cette logique, ce jeu malsain d’une démocratie sociale viciée. La refondation que nous appelons de nos vœux s’appuiera sur une décentralisation radicale, une autonomie effective des personnels et des établissements, dans des territoires eux-mêmes engagés dans la promotion d’un service public de recherche et d’éducation. C’est ainsi que fonctionnent tous les pays qui réussissent mieux. Et c’est ainsi que l’on redonnera un minimum de sens collectif à nos métiers. Il n’y a pas de fatalité au désenchantement, le progrès social est toujours possible. En soutenant le SOE, vous poserez l’existence d’une autre voie possible. UNE AUTRE VISION DE L’ EDUCATION DECENTRALISATIONL’autonomie des universités est une façade : les fonds de financement demeurent en grande partie contrôlés par Paris. Si une forme de centralisation peut se justifier à la marge, pour des domaines de recherche très particuliers, une large liberté de manœuvre doit être la règle. Ceci vaut pour le nombre comme la répartition des personnels, le choix et l’évolution des filières, la diversification et l’évolution des partenariats. Les Régions en particulier doivent avoir un rôle prépondérant : territoire à taille humaine, mais suffisamment vaste pour développer une véritable politique éducative propre, la Région est l’échelon le mieux adapté. DIVERSITECette décentralisation radicale que le SOE appelle de ses vœux n’a de sens que si le pouvoir ainsi déployé s’exerce conformément aux intérêts et aux valeurs propres à chaque région. Elle devra notamment attester un souci constant de mise en valeur de la personnalité régionale. En soutenant le SOE vous aurez l’assurance que le fait culturel occitan sera posé dans tous les établissements d’Occitanie, territoire historique de langue d’Òc, de Bayonne à Menton, des Pyrénées et de Leucate à Libourne, Montluçon et Romans. Notre engagement couvrira tous les secteurs, de l’histoire à la linguistique, de l’architecture aux sciences de l’éducation, de la géographie aux beaux-arts, de l’économie à l’ethnologie. Nous demandons par ailleurs la généralisation dans tous les établissements d’Occitanie d’une signalétique bilingue, et la mise en place systématique –dans le cadre des plans régionaux de promotion linguistique qui émergent un peu partout- d’une offre généralisée de cours d’occitan à tous les personnels de l’enseignement supérieur. DEMOCRATIE SOCIALEDétaché de son terreau d’origine –la vie quotidienne des établissements- le syndicalisme universitaire a perdu l’essentiel de sa force vitale, mais pas son pouvoir. Et s’il s’est peu à peu transformé en technostructure autonome, nous mesurons chaque jour l’étendue des dégâts d’une co-gestion échappant largement aux salariés : procédures surréalistes d’affectation des enseignants, blocages structurels face à toute innovation pédagogique, cooptation à peine voilée pour certains recrutements, opacité dans l’affectation des ressources financières….Le SOE a toujours dénoncé ce type de co-gestion qui favorise les doublons, le flou dans les périmètres d’intervention, les jeux de pouvoirs, et pour finir , parce qu’il faut bien que tourne la machine, qui banalise combines et petits arrangements. Insidieusement, elle a substitué la cooptation discrète à la rigueur démocratique. En soutenant le SOE, vous marquerez votre attachement à un syndicalisme exigeant, indépendant de tout pouvoir politique ou financier, fût-il d’Etat, un syndicalisme enraciné , autonome, et transparent. 
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L'égalité n'est pas l'uniformité |  |
Pour un enseignement de qualité, il est indispensable d’offrir à tous les acteurs du système éducatif, de meilleures conditions de travail :
 les classes ne doivent pas excéder 20 élèves en collège et 30 élèves en lycée  les ZEP (Zones d’Education Prioritaire) doivent être développées, en les gardant à taille humaine autour d’un collège et des écoles primaires et maternelles de leur bassin de recrutement. Les C.A. des lycées ou LP pourront demander le rattachement de leur établissement à la ZEP du secteur. La création de REP (Réseaux d’Education Prioritaire), plus étendus, ne doit être qu’un pas vers la création de véritables ZEP ; le mouvement inverse étant un retour en arrière.  l’aménagement du temps et des rythmes scolaires doit être repensé.  la situation particulière des établissements scolaires situés en milieu rural et/ou isolé doit être mieux prise en compte.  le nombre d’années d’auxiliariat doit être limité dans le temps. Cette durée limitée sera fixée par une négociation paritaire. La limitation sera facilitée par des mesures permettant l’intégration ou la préparation aux concours.
Une gestion plus humaine des carrières
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 nous souhaitons un concours national à recrutement régionalisé comme pour les professeurs des écoles. Il faut éviter aux stagiaires un exil systématique, permettre un retour rapide de tous les exilés actuels qui le souhaitent. Ces dispositions doivent permettre de faire baisser la moyenne d’âge du corps enseignant dans notre académie.  pour une plus grande justice sociale, le SOE est contre des augmentations de salaires en pourcentage et pour des augmentations uniformes.  l’affectation des certifiés d’occitan et de basque doit se faire aussi dans les établissements où cet enseignement n’est pas encore proposé afin de le promouvoir.  le SOE demande que l’apprentissage des langues étrangères au primaire se fasse avec des personnels qualifiés pour cet enseignement : cela permettrait une meilleure liaison entre primaire et secondaire.  le SOE demande la création d’une agrégation monovalente d’occitan.
Pour une prise en compte de l’identité de tous
| Il est aujourd'hui reconnu que le bilinguisme est une richesse. C'est aussi un atout pour la réussite scolaire et l'acceptation de la différence.La valorisation du patrimoine régional doit aussi s’accompagner d’une prise en compte de l’identité des élèves d’origine étrangère. L’Europe se construit sur le respect de la diversité et des identités. La France ne doit pas faire exception ! | C’est pourquoi :  A moyen terme, tout élève des académies concernées devra être capable de lire, écrire et parler en occitan à l’issue de sa scolarité obligatoire. Il faut donc une mise en place d’un enseignement de l’occitan à tous les niveaux scolaires.  En attendant, des cours d’occitan doivent être assurés au moins dans une école primaire, un collège et un lycée de chaque secteur scolaire afin de permettre aux élèves qui le souhaitent de poursuivre cet enseignement tout au long de leur scolarité primaire et secondaire.  Il est nécessaire de modifier l’article 2 de la constitution française afin de permettre la ratification de la charte européenne sur les langues régionales. La France doit cesser d’être une exception dans une Europe qui se bâtit dans le respect de la culture et l’identité de chacun.  Les futurs programmes d’histoire - géographie devront explicitement inclure des chapitres d’histoire et de géographie régionales.  L’enseignement des langues des Etats voisins doit être privilégié.  En ce qui concerne l’enseignement des langues vivantes en général, l’oral doit être beaucoup plus valorisé qu’il ne l’est aujourd’hui.
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